Civilisation

Les princesses de cinq dragons:

Cinq écrivaines Franco-Vietnamiennes

De bonnes lectures pour les amoureux du Vietnam et de la belle écriture

D’apres l’article d’Henri Copin 

Ces 5 femmes, qui représentent la génération contemporaine, écrivent en Français et contribuent à l’essor de la Francophonie dont le Vietnam est l’un des membres les plus importants.

KIM LEFEVRE:

Métisse franco-Vietnamienne elle est née en 1935 et est arrivée avec ses parents en France en 1963 peu âpres la fin de la guerre Franco-Vietnamienne. Une guerre beaucoup plus dévastatrice va se poursuivre avec les Américains. Elle a cependant gardée au fond de son cœur, des sentiments particuliers pour sa patrie

Elle a exercée plusieurs métiers comme comédienne, professeure de littérature, écrivaine et traductrice.  Toutes ses œuvres sont empreintes du Vietnam.

Son premier livre autobiographique raconte sa vie de jeune fille tiraillée entre ses 2 lignées. Il s’agit de Métisse blanche publiée en 1989. La suite est publiée en 1990 c’est retour a la saison des pluies.

Elle a publiée peu d’œuvre mais son influence dans la Francophonie est grande. Son dernier roman publie en 2010 Les eaux noires du Mékong pourrait faire penser a une expiation, il n’en est rien comme elle le dit:

Non l’écriture n’est pas une expiation pour moi. J’écris pour partager avec le lecteur une certaine vision du monde. Quand a savoir si l’écriture permet a son auteur de vivre par procuration la vie des personnages, tout romancier vous répondra par l’affirmative. C’est d’ailleurs l’un des grands plaisirs du métier. Toutefois. Mon personnage, s’il a quelque chose de moi, n’est pas moi”

Elle nous a malheureusement quittées en 2021

ANNA MOI:

(de son vrai nom Tran Thien Nga) est née a Saigon en 1955 d’une mère enseignante er d’un père officier et journaliste.

Elle va poursuivre sa scolarité dans une école francophone à Saigon et décrochera son baccalauréat avant de partir pour Paris pour étudier l’histoire. Sa rencontre avec Agnès B. et Philippe Guibourge va lui donner envie de travailler dans la mode et elle va devenir styliste.

Dans les années 80 elle parcourt le monde de Bangkok à Tokyo mais s’installe à Saigon dans une maison traditionnelle au cœur de la ville.

Son premier roman Riz Noir parait en 2004. Elle y raconte l’histoire tragique de 2 sœurs de 15 et 14 ans, détenues et torturées dans le bagne de Poulot Condor à la fin des années 1960. C’est une peinture très réaliste des événements survenus à cette époque mais aussi de magnifiques descriptions de paysage, de couleurs et d’odeurs de leur enfance.

Citons aussi le magnifique essai de la déambulation avec Marguerite Duras parue en 2017. Elle a reçue de nombreux prix et vit actuellement entre Saigon et Paris et partage son temps entre l’écriture, la mode et le chant lyrique.

TRAN THI HAO:

Est née en 1957, dans une ville du centre pauvre Ha Tinh. Elle fait ses études universitaires à l’université de Hanoi au département de Français des langues étrangères et de littérature française. Diplômée, elle enseigne à Hanoi puis va soutenir une thèse de doctorat en littérature comparée à la Sorbonne Paris IV dont elle devient chercheuse

Elle publie son premier roman à peine romancée en 2007 c’est La jeune fille et la guerre, Ce livre retrace avec sincérité la vie de la société vietnamienne des années soixante soixante-dix. La même année elle publie un ouvrage de référence, essai sur le Vietnam qui s’intitule Une introduction à la connaissance du Vietnam,

Apres plusieurs autres romans elle publie en 2014, La dernière impératrice d’Annam, retraçant la vie de Nam Phuong, épouse de Bao Dai, le dernier roi de la monarchie dé NGUYEN.

Ses livres ont été plébiscites et servent de manuels de cours dans lés lycées et universités du Vietnam.

LINDA LE:

Issue d’une famille aisée de DALAT (le petit Paris) son père est ingénieur et sa mère naturalisée Française. En 1969 la famille part pour Saigon et elle fait ses études au lycée Français ou elle découvre et se passionne pour la littérature Française Hugo Balzac et Rousseau. Suite a la victoire des Vietminh en 1975 elle est obligée de se séparée de ses livres ce qui restera un traumatisme profond.

Cette période marque le délitement de l’amour conjugal qu’elle reprendra dans sa trilogie les 3 parques (1997), Voix (1998) et lettre morte (1999).

En 1977 avec sa mère et ses sœurs elle s’installe au Havre, mais son amour de la littérature va la mener à Paris ou elle poursuit ses études en Khâgne au lycée Henri IV (l’un des plus grands de Paris). S’ensuit La Sorbonne. A 18 ans elle cesse volontairement de parler Vietnamien et n’en garde que peu de souvenir. Elle considère:

on n’habite pas un pays, on habite une langue. Une patrie c’est cela et rien d’autre

Son père meurt en 1995 sans avoir revu sa fille et c’est un véritable déchirement pour Linda. A la différence de Marguerite Duras qui voit en la destruction et la ruine une certaine poésie dans la vie doucereuse et tranquille disparue, Linda Le, elle, ne voit que l’odeur de la pourriture et la couleur du sang. “ C’est surement le Vietnam que je porte comme un enfant mort”.

Ce qui est remarquable dans son œuvre c’est son amour de la langue Française

KIM THUY :

« le Vietnam est dans mon sang, le canada sous ma peau »

De son vrai nom Nguyen An Tinh, elle est née en 1968 et a émigré au Canada en 1979 âpres être passée par les camps de Malaisie. Elle exerce de nombreux métiers Avocate, interprète, enseignante et même Cheffe de son propre restaurant alors qu’elle ne savait pas cuisiner. Son premier roman est autobiographique et, comme les autres, porte un titre Vietnamien Ru.

Elle écrit en Français mais chacun des mots est imprègne de la beauté de l’âme vietnamienne. Pour ceux qui ont eu la chance de la rencontrer elle est sans la vie comme dans ses romans d’une extrême gentillesse et d’un large sourire.

Ses 3 Romans Ru, Man et Vi sont directement issus de ses années passes à Saigon et à Hanoi.

Bonnes Lectures et n’hesitez pas a nous donner des commentaires.

6 Comments

  1. André Brugmans

    Merci Pascal de me faire connaître ces auteures, nouvelles pour moi. Et à bientôt j’espère.

    • Pascal Cornet

      Oui a bientot, si tu as des commentaires sur ces livres nèhesite pas a nous en faire part
      bises a toutes la famille.

  2. gérard miserque

    Merci Pascal pour ce partage.
    Combien je suis d’accord avec Linda Le: un peuple c’est une langue et rien d’autre.
    J’ai hâte de découvrir ces auteures.
    Comme André, à bientôt j’espère.

    • Pascal Cornet

      Meri et comme pour Andre si tu as des commentaires sur les livres nèhesite pas Amicalement et a bientot

  3. gérard miserque

    Bonjour Pascal,

    Je veux simplement annoncer le décès de Linda Lé, fin mai à Paris à l’âge de 58 ans, des suites d’un cancer.
    Elle était peu connue du grand public malgré une œuvre abondante mais jouissait d’un grand succès critique.
    Elle avait reçu de nombreux prix littéraires.
    A très bientôt,

    • Pascal Cornet

      Merci cde cette bien triste nouvelle, il nous reste ses livres pour nous régaler

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